Sans souci de réalisme, je cherche à traduire une ancienne émotion visuelle, l'indigo du crépuscule autour d'une tache de gazon doré, ou le souvenir aigu d'une pente où ocres et roses se mêlent dans un éboulis toutes pierres et plantes confondues. Le long travail des gouges, une planche par couleur, la préparation des encres, les premières épreuves, tout au long de cette élaboration la pensée travaille, le souvenir coloré mûrit. Pour les monochromes, supprimer les demi-teintes, tenter de traduire la profondeur, essayer des taches valables en elles-mêmes. |